De son cellule, lettre à L’opinion publique internationale du prisonniér politique Sahraoui Naama Asfari

Tribunal militaire

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Une mémoire raciste qu’occulte la réalité

 Après plus de deux années d’arrestation arbitraire et de détention, le régime

marocain a décidé de présenter notre groupe de Gdim Izik composé de vingt quatre

détenus, au tribunal militaire permanent à Rabat le premier février 2013.

 

Il n’y a plus aucune ambiguïté pour les observateurs de ce dossier, notre

emprisonnement n’est pas compatible avec les revendications du Maroc, et que

l’affaire n’a rien à voir avec les règles, ni avec la loi, mais simplement une opération

de détention.

 

De plus, il s’agit d’une arrestation qui ne tient pas compte de la loi, ni de fournir des

conditions d’un procès équitable au minimum depuis le moment de l’enlèvement.

 

Le régime marocain a rendu un jugement de condamnation pour chaque membre du

groupe depuis le moment de l’enlèvement. Nous sommes devenus des otages de

prison avec un ordre politique qui dépasse le juge d’instruction et le procureur.

 

Cette politique, de facto, nous a laissé comme des prisonniers ou des otages

pendant plus de deux ans et quatre mois, pour devenir des personnes privées de

leurs libertés de force et par conséquent des disparus, des gens privées de leurs

libertés même s’il lance un appel aux experts de la loi dans le monde.

 

En effet, l’arrestation politique constitue une torture psychologique, mentale et

physique. C’est aussi un tueur en série et ce phénomène est purement marocain. La

prison devient une intimidation primitive et le moulin innocent extermine leur dignité

et leur fierté.

 

Les observateurs de cette affaire, surtout les observateurs étrangers et les

organisations internationales de défense des droits de l’homme et même celles du

Maroc, sont étonnés devant cette logique incompréhensible.

 

Ces observateurs ne comprennent pas ces arrestations arbitraires et ces détentions

à l’encontre des sahraouis, notamment les militants des droits de l’homme. Cette

politique de détention a été utilisée dans de nombreux cas, pour les intimider.

 

Ici se pose la question de l’emprisonnent et la détention avant la condamnation

et le procès dans le cas du groupe de Gdim Izik, ce qui soulève la question de la

légitimité de la détention provisoire dans les droits juridiques, en particulier le Conseil

national pour les droits de l’homme et les organisations des droits humains, une des

exigences de la constitution elle-même et l’engagement de la sécurité judiciaire

imposé par les obligations internationales au Royaume.

 

1

 

C’est également étrange que cette affaire judiciaire ne soit posée dans les tribunes

des médias mais seulement dans le cadre de la propagande. Où est donc la

lettre de la presse et des médias marocains ? c’est bizarre de croire que la presse

marocaine qui se vante de professionnalisme, de l’audace et de courage, ne soulève

cette question sur la base importante d’élucider la vérité sur ce qui s’est passé suite

aux attaques militaires contre le camp de Gdim Izik, et pourquoi détenir plus de deux

ans des sahraouis en raison d’un grand événement comme celui-ci et avant qu’il ne

soit prouvé aucune preuve.

 

L’affaire de Gdim Izik devant le tribunal militaire, met en évidence ces anomalies

et révèle une grande confusion sur tous les côtés politique, sécuritaire, judiciaire et

médiatique.

 

Cet accord avec notre affaire porte une grande auto-contradictions, il est difficile de

les couvrir ce que les poudres sont placés.

 

Cela montre que la compréhension de l’essence du conflit désert marocain exige

une compréhension attentive et profonde de la signification de certains événements

comme Gdim Izik événement, et un lien vers le procès militaire de cet événement

important dans l’histoire du conflit.

 

Le procès ne sera pas l’image que le régime marocain tente de montrer, ils sont

par essence et la réalité d’un procès politique, le système essaie d’où gain dans la

propagande interne, pour couvrir l’échec complet de sa politique est confirmée par

toutes les données apportées par l’assaut militaire sur le camp.

 

La justice et les droits des victimes ne seront pas derrière la traduction des civils

devant des tribunaux militaires, mais l’objectif est de montrer sa réalité pour lui-

même, et d’imposer une interprétation qui lui convient. Nous sommes des militants

au sein du mouvement de résistance civile qui a conduit cette forme de protestation

avec beaucoup de conscience et de responsabilité loin de toute forme de violence,

que le système essaie de nous coller.

 

L’insistance de l’occupation au procès militaire, cette intransigeance incomprise,

malgré la grande pression internationale, malgré le manque de preuves, m’a laissé

me demander et chercher la logique, que le système essaie de justifier cette affaire

politique de cette taille.

 

Tout le monde au Maroc sait que le système utilise la justice en général et militaire

en particulier pour la liquidation politique.

 

Le pouvoir judiciaire dit aussi un des juges du Conseil Suprême du Tribunal

de première instance à Rabat, dans un article publié dans un de ses journaux

marocains :”le Maroc est traité avec l’élimination en général, comme les installations

de l’état du Ministère de la Justice et était, les événements qui ont été détectés par

les résumés de l’autorité de justice et la réconciliation, prouvé

 

2

 

Par conséquent la plupart des violations des droits de l’homme du Maroc durant

la période révélée par la Commission Justice et Réconciliation, a confirmé que le

pouvoir judiciaire a joué un rôle politique Il a été appelé à la nécessité d’assurer

l’indépendance totale du pouvoir judiciaire. “

 

Si la réalité de la justice ordinaire au Maroc est celle-là, comment voyez-vous

la réalité de la justice militaire d’aujourd’hui dans la Constitution de 2011 et les

obligations du Maroc dans le domaine des droits de l’homme et d’assurer les

conditions d’un procès équitable?

 

L’importance de l’existence de ce travail littéraire, en lien avec l’affaire du jugement

miliaire de civiles sahraouis, comme liée avec le sujet de “la loi sur la mémoire

historique” ratifiée par le Parlement espagnol, Durant l’époque du régime socialiste

lors des dernières années. Ce travail littéraire, contrairement a la réalité politique

et sociale, que l’Espagne a vécu durant ces années, en plus de l’importance de

la question du récit, il y a la manière de la narration de l’auteur de la question a

travers les contradictions de l’évènement lui-même, et aussi les contradictions de

l’évènement du drame, et qui est a l’occasion, représente un modèle nouveau dans

l’écriture du récit historique. On crée une histoire « hier et pas plus« par plusieurs

personnages, dont les acteurs seront peu nombreux, dont chacun joue un rôle

puis disparait, laissant chez le lecteur l’apparence du saisissent de la réalité de

l’évènement, et apparait comme s’il s’agissait d’un évènement réel et vécu.

 

Le héro du récit « Bini Bestania » qui est historien et professeur d’université, prend

en charge l’étude, et l’investigation, dans le domaine des crimes, commis par le

régime de Franco, durant et après la guerre civile espagnole, des le premier pas,

dans la direction de l’examen de la réalité qui englobe les crimes, ses toutes les

preuves, et de ceux qui les avaient commis, alors il se confronte avec le passe de

son père fasciste et têtu, et il se retrouve lui-même accuse a cause de l’implication

du père dans ces crimes et de la découvert combien ces mémoires étaient racistes,

et qui englobe tant de contradictions, qui déforme les grandes réalités et met en relief

les petites vérités.

 

L’historien « le héro du récit », par mémoire et avec courage découvre cette vérité

amère, et par la il a mis la main sur quelque chose palpable et beau, et cela c’est la

prise de conscience elle-même.

 

La persistance de recherche de la vérité en cours dans l’affaire de Gdeim Izik, est

elle sérieuse et raisonnable, et même si on suppose cela, peut on alors fragmenter la

réalité :

 

Nous ne sommes pas sur si celui qui cherche la vérité, pour l’établissement de

la justice sait qui l’occulte réellement, et si il le connait, possède t il l’audace et le

courage de dire son nom.

 

3

 

Si celui qui a décidé de ces tribunaux militaires est avise, il ferait ce qu’a fait le héro

du récit « hier et pas plus », a fait, car il a refuse d’aller trop loin dans ses recherches

et récompenser cela par l’écriture d’un livre lu par tous qu’il a nomme « hier et pas

plus ». Il s’avère que la voie suivie par le Juge, et comme a fait l’Historien, n’est

pas sur mais il doit approfondir ses recherches et enquêter sur le meilleur moyen

de mettre en évidence la preuve matériel de l’affaire, et spécialement dans des

questions qui sont celles qui concernent le destin d’un peuple, tout un peuple.

 

La recherche de l’évidence est la propre de l’esprit, de la raison. Celui qui s’assure

et qui s’attèle a la vérité, est l’audacieux et le juste. Sinon c’est le regret. Et les

tribunaux militaires sont ils aujourd’hui capables de faire apparaitre la vérité, la réalité

pour nos les détenus avec le conflit existant comme toile de fond.

 

L a réponse du tribunal et celle du Conseil National des droits de l’homme, et ce

que « Thomas Man » a dit en réponse a la question sur le récit de l’homme de lettre

tchèque « France kafka » quand il a répondu : « mon esprit n’est pas complique, il en

est suffisant de comprendre l’affaire »

 

La question pose devant le tribunal militaire n’est pas ce racontent les greffiers des

tribale, les services de renseignements, civiles ou militaires. Car celui qui a planifié

ces procès verbaux et rapports n’est pas convaincu de leur contenu lui-même

et comment peut-il en convaincre d’autres. La mauvaise foi a elle seule ne peut

apporter la preuve.

 

Dans une citation bien connue « de Ibn Roudama » sur l’évidence, la preuve, « on

ne doit pas soupçonné quelqu’un sauf si la preuve est évidente, et n’accepte plus le

report, s’il t’avise de cela justement, et ton cœur approuve de lui donner raison, tu es

alors abasourdi.

 

Mais a signale un fait important et a dit : Il faut que tu t’assure s’il y a pas entre eux

une hostilité ou jalousie »

 

Le juge, s’il ne s’arme pas moralement par la valeur des faits, alors on verdict serait

base sur des intentions et des jugements sentimentaux.

 

Chafighi a dit : « le jugement entre les gens se fonde sur ce que les deux versions et

même si leur cœurs ne se prononcent pas de cette façon.

 

Certaines preuves ne se basent pas sur les faits, car l’accuse réfute et ne reconnait

pas. Si une personne est accuse d’un fait et il le réfute, ou la met en cause, la

continuité dans l’accusation ne met rien en évidence.

 

4

 

Il y a un récit du Prophète Mohamed avec une personne nommée « khatib ibn Abi

Bultagha « , qui a confie un secret au prophète. Omar a demandé de couper sa

tête, mais le prophète l’a écouté et quand il a termine, a dit « il a dit la vérité, et ne

lui dit que du bon », celui qui ne sait pas écouter celui ou ne met pas l’évidence la

pertinence des faits l’exonère de ses crimes. Et comment peut-on extraire la férocité

des procès verbaux et des rapports des services de renseignements en ce qui

concerne le dossier de notre cause devant le tribunal militaire ?

 

Si la lecture du récit de « hier et pas plus », nous conduirais vers un monde de

connaissances et refléterais une réalité politique et sociale que la société espagnole

a vécu, et ceci grâce au don littéraire de l’historien espagnol « Andres Trepoyo » et

qui a réussi a jeter la base du modèle dans son livre du récit historique grâce a sa

manière d’exposer les contradictions de l’évènement du drame que les personnages

du récit ont présenté, l’évènement du récit du tribunal militaire nous conduit a un

autre monde cette fois ci, un monde de plus de réalisme, le monde de la guerre

nouvelle et ancienne que l’occupant mène contre un peuple qui milite et résiste pour

sa liberté, sa dignité et pour la Justice.

 

Et comme a chaque guerre a ses méthodes, ses victimes, et ses criminelles. Et

comme la guerre ancienne a ses criminelles qui ont commis des crimes atroces, et

s’ils avaient disparus avec le temps, ou ceux parmi eux qui vivent encore essaient

de s’éloigner et d’éviter la lumière, il y a dans la guerre récente ceux qui ont commis

et qui commettent des crimes pas moins atroces pour la seule raison qu’ils veulent

mettre en exécution leur vengeance?

 

Dans les deux époques, il y a des criminelles et des victimes, et le tribunal militaire

est le modèle de l’échec de l’approche révolue et a été enterre a Gdeim Izik.

 

Le tribunal militaire est la preuve de l’échec. Il ne peut pas être un prétexte pour

déterrer la mémoire enfuie, car cela appelle a un grand courage, et un don politique

et une haute valeur morale qui fait que la mémoire historique qui exige des

conditions historiques et politique, sinon l’échec resterait amer.

 

« tu dois savoir comment t’éveiller, la prise de conscience c’est la différence entre la

réalité et l’imagination. » Comme le dit le grand poète palestinien Mahmoud Derwich

 

Gdeim Izik, le jugement de la résistance populaire

 

Gdeim Izik, est le jugement de la révolution. Le jugement de la résistance populaire

pacifique qui fait front au crime le plus haineux, qui est le crime de l’occupation, ce

jugement populaire dans l’espace de Gdeim Izik, a fait que les masses populaires

sahraouies a fait ses jugements qu’aucun autre tribunal ne peut mette en œuvre.

Légitimer la pain contre l’occupant…pour suffoquer tout un peuple depuis plus de 40

longues années.

 

5

 

Elle est la première et la dernière responsable de l’exécution de cette punition

collective contre l’occupant, ainsi que la légitimité de cette pain perpétuelle et qui

n’accepte aucun recours ou amendement dans sa connaissance de la réalité et plus

encore on peut dire que les masses dans l’espace de Gdeim Izik eternel a fait de

l’époque des délibérations et de décisions une punition anticipée depuis le moment

qu’elle a décidé de sortir de la volonté de l’occupation. Plus encore en décidant

cette pain anticipée, elle doit continuer ses accomplissements et c’est ce qui a lieu a

Dakhla quelques mois après et dans toutes les zones occupées, et continue encore

aujourd’hui jusqu’à la mise en œuvre ultime de cette pain capitale a l’ennemi de ce

peuple, qui n’est que l’occupation.

 

Cette résistance ne peut pas faire marche arrière, ni connaitre de répit en infligeant

la pain a l’occupant tant que ce dernier continue et le mérite en persistant dans ses

crimes caractérisées mondialement dans la catégorie de crime contre l’humanité. La

résistance populaire est vivante et continue tant que le crime persiste.

 

Face a cette verite criante, l’occupant cherche comme d’habitude par son jeu dévoile

devant le tribunal militaire d’occulter ou de faire disparaitre les frontières entre la

réalité de la résistance, afin annuler l’effet de la résistance populaire, pour la jeter

dans l’oubli pas en tant qu’évènement vécu, mais comme un récit historique dénue

de ses réalités, qui a perdu sa véracité.

 

Ce jeu cherche aussi a mette les masses et la résistance a s’arrêter pour des

promesses obscures et fictifs dans ce « nouveau modèle de développement «

laissant tomber les rêves d’un peuple révolutionnaire contre l’occupation.

 

La résistance populaire pacifique est apparue comme un nouveau phénomène

insaisissable dirigée par des élites d activistes de droits humains ou politiques

est en complète harmonie avec l esprit de l expérience du soulèvement pour l

indépendance et ses formes créatrices pacifiques qui se sont développées durant la

dernière décennie.

 

6

 

Les mots d ordre de Gdeim Izik en sont le reflet : « nous sommes les

maîtres exclusifs du territoire », « le campement est interdit à tout celui qui

a une relation avec l occupant », »Nous réfutons la situation de soupçon

pour la MINURSO », « Nous avons perdu confiance dans la Communauté

internationale », « La situation de ni guerre ni paix signifie la violence de l occupation

et le pillage des richesses », « Non à toute solution qui ignore le référendum d

autodétermination », « Nous demandons l intervention du Haut commissariat aux

réfugiés pour la protection des civils dans les villes occupées conformément au droit

international humanitaire ».

 

Cette situation donc amplifie la colère, la résistance et la révolte contre l occupation.

Le mouvement protestataire de Gdeim Izik est resté ferme durant plus d un mois,

il était difficile de lui trouver une solution conforme à sa nature et sa méthode. C

est dire la violence sauvage et cette fois-ci à travers l armée, c était une violation

flagrante du cessez-le-feu.

Cette force populaire a brisé le carcan de la peur sur la population et a fait sortir tous

de l état de négligence et du désespoir face la situation que nous rejetons. La force

du soulèvement a créé une réalité de campements de réfugiés éloignés de force

de leur territoire, ces camps reflètent tous les symboles, le sens et l organisation de

véritables campements de réfugiés. Les masses sont venues de toutes les villes pour

pousser à créer une réalité de rejet catégorique de tout ce qui est lié à l occupation.

 

On ne croyait pas que toutes les revendications avancées étaient faciles à réaliser,

bien au contraire on était convaincu de la difficulté de leur réalisation sachant

qu’aucun mouvement protestataire pacifique de masse quelle qu’en soit sa force ne

pouvait arrêter l appareil destructeur de l occupation.

Ainsi, le mouvement de Gdeim Izik a réussi ses objectifs ; c était le mouvement

le plus fort depuis le cessez-le-feu en 1991 en dépit de sa faiblesse à modifier les

formes de l organisation sociale que l occupant a créé et imposé comme réalité

depuis des décennies ; Gdeim Izik a créé de nouveau l esprit de solidarité au sein de

la société sahraouie que l occupant essayait de cloisonner et de fermer.

L offensive militaire marocaine sur le campement de Gdeim Izik à l aube du lundi

8 novembre 2010 a prouvé que l occupation n existe qu’à travers la violence et

la répression et c est ce que la résistance pacifique pour l indépendance a voulu

prouver depuis le 20 mai 2005.

 

Ce texte reflète la position de la résistance pacifique populaire qui créé ses

méthodes au gré des exigences de chaque étape.

 

Par Naama Asfari

 

Prisonnier politique et Président du

 

Groupe des détenus de Gdeim Izik comparaissant devant le tribunal militaire

de Rabat

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