La militante française Michèle Decaster a été hier soir, le 6 août 2014, empêchée d’arriver à El Aaiun par des forces de police marocaines.
Cette militante se rend régulièrement dans les territoires du Sahara occidental sous occupation marocaine. Cela depuis plusieurs années.
Hier, elle entamait un nouveau séjour chez ses amis sahraouis. Mais cela n’a pas été au goût des autorités marocaines. Pourquoi ? À part le fait que la venue de militants et d’observateurs étrangers est toujours perçu comme une anomalie pour le royaume, et que les expulsions sur fréquentes, de journalistes, d’élus et de militants, difficile d’expliquer les raisons qui ont conduit à cette nouvelle éviction.
En attendant d’avoir plus d’informations, voici les premières lignes envoyées par Michèle Decaster en fin de matinée aujourd’hui et alors qu’elle se trouvait dans un hôtel d’Agadir où elle a été descendue dans la nuit de mercredi à jeudi.
“J’ai été enlevée contre ma volonté hier soir à 21h30 de l’aéroport de El Aaiun et séquestrée dans un véhicule présenté comme étant un taxi. Je n’ai pas été expulsée, ayant fait valoir que cette expulsion aurait été illégale car sans décision judiciaire alors que j’étais entrée en toute légalité à Casablanca.”
Enfin Michèle Decaster dit avoir été “rudoyée” (le mot est d’elle) à deux reprises par des policiers, à l’aéroport et quand on l’a fait monter de force dans un véhicule civil (présenté comme étant un taxi!) pour la faire sortir de El Aaiun depuis son aéroport.
À suivre…
Nouvelles du Sahara Occidental
