Le Journalisme Pauvre

Photo: les journalistes français qui figurent dans les Chris Coleman Papers


Depuis l’Independence du Maroc, considérée par certains politologues comme trop formelle, la relation entre la presse française et le régime monarchique marocain a connu des moments très tendus. D’une part les atrocités commises contre des droits de l’homme, voir l’assassinat de certains politiciens et activistes ont provoqué une série de campagnes médiatiques d’indignation qui se sont prolongées sur plusieurs décennies. La monarchie marocaine a été la cible des critiques des medias français malgré les relations étroites qui lient les deux payés. Contrairement aux journalistes français d’antan dont les échos de leurs prouesses s’entendent encore de nos jours, certains milieux journalistiques français d’aujourd’hui sont plutôt soumis à l’offre et la demande du marché de la corruption. 

En effet, c’est à travers un flux de documents authentiques dévoilés par le dénommé Chris Coleman qu’on vient d’apprendre la médiocrité qui caractérise ces derniers temps quelques fanfares médiatiques et journalistes corrompus en France. Un Média politicard et insipide qui passe dans l’escarcelle des mensonges sans remords, dénué d’éthiques et soumis à toutes formes de manigances à  celui qui payera d’avantage. 

Dans ces documents révélés, Vincent Hervouët figure, parmi d’autres, comme un journaliste emblématique dans cette salle de jeux de manipulation de l’opinion publique française mettant en exergue sur les ondes de la chaine d’information LCI des ‘analyses’ dites politiques, mais qui n’est point identifié avec les valeurs éthiques d’un journaliste qui respecte son métier ou son public. Un falsificateur des vérités par excellence qui s’est littéralement rangé du côté de son corrupteur, l’agent des services secrets marocains (DGED) Ahmed Charai, pour relayer des rumeurs tendancieuses contre notre cause sacrée de libération nationale et son avant-garde le Front Polisario. 

En effet, après avoir encaissé l’argent à plusieurs reprises et passé un weekend décrit de ‘formidable ’à la charge de son rémunérateur Ahmed Charai, Hervouët lui envoie un e-mail daté le 7 Décembre 2011.

‘Ce soir, je vais parler des kidnappeurs des deux français au Mali qui s’avèrent bien des types d’AQMI et qui viennent des camps de Polisario’ 

Sans la moindre évidence, Hervouët non seulement porte atteinte contre une entité sans avoir de preuve mais aussi transgresse les trois fonctions constitutives de l’identité journalistique, à savoir les fonctions d’observateur, d’interprète et de narrateur de la réalité. En fait, Hervouët bafoue entièrement l’éthique de l’information et les codes fondamentaux de déontologie du journalisme avec sa campagne de désinformation contre le Front de libération national sahraoui ‘Polisario’ et le travail malicieux de manipulation contre son public. 

Du coup, et à force de la corruption, Hervouët dans un autre e-mail envoyé à la même personne, s’effondre plutôt dans le ridicule :

« Cher Ahmed, j’ai reçu au moins 4 appels hier de différents services de mon cher gouvernement français au sujet de la vidéo, c’est pas mal ! Par contre la direction du Polisario e envoyé hier soir une lettre au Président de la chaîne protestant contre ce qu’ils ont appelé « l’amalgame » entre l’AQMI et le front du Polisario, ils veulent un droit de réponse. Mon œil !!! VH”

Le cas Vincent Hervouët n’est en fait que la partie émergée de l’iceberg qui cache les ordures d’une classe politique et médiatique française stipendiée et enroulée au service du royaume moyenâgeuse et colonialiste de l’état du Makhzen marocain. 

Dans une émission de “Zemmour & Naulleau” du 5 Avril 2013 sur la chaine ‘Paris Première’, Eric Zemmour a mis en évidence cette réalité amère au cours d’un échange sur plateau avec l’ex-ministre de la l’intérieure française Michèle Alliot-Marie :

– Zemmour: ” Il y a une trop grande intimité entre la classe politique française, de droit comme de gauche, et les élites et dirigeants des 3 pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc. On a l’impression que le roi du Maroc, pour ne pas le nommer, « achète » toute la classe politique française “

– Alliot-Marie: “Et médiatique ! “

– Zemmour: ” Vous avez mille fois raisons. Voilà. Et médiatique. En les recevant à la Mammounia…”

Ou sommes-nous passés, hélas, des années où les journalistes français ont mis leurs talents pour dévoiler la vérité en dépit des dangers, défis et tentations ?

Dans les années 80 et malgré les intérêts énormes qui lient la France avec le Maroc, Bernard Langlais, journaliste d’Antenne 2, a diffusé deux émissions sur les abus graves contre les droits de l’homme au Maroc malgré l’intimidation et le chantage dont il fut objet. Même les relations entre le Maroc et la France auraient été mises en jeu à cause de la diffusion de ces émissions, mais la recherche de la vérité était, à l’époque, la boussole qui dirigeait tout travail journalistique où le respect du public et la vérité sont un but sacré. 

De même, d’autres journalistes français ne cessaient d’embarrasser et mettre le roi du Maroc dos au mur lors des entretiens qui les rassemblaient. Un roi qui se comportait comme ‘homo mediaticus ‘ mais sa langue de bois se heurtait sciemment contre le béton des questions des journalistes français bien formés et informés. Les atteintes aux droits de l’homme étaient une ligne rouge sur laquelle ils n’ont jamais osé fermer les yeux malgré les conséquences nuisibles qui pourraient engendrer. Ann Sinclair était un exemple à citer parmi d’autres. 

Mais de nos jours, c’est plutôt la langue de la corruption qui sévit sur une large partie de la scène médiatique et journalistique française. Les documents ci-joints, apportés à titre d’illustration, dévoilent le nom de Dominique Lagarde (L’express), Mireille Duteil (le point), José Garçon (Libération) qui sont soudoyés par le pouvoir corrupteur du régime monarchique de Rabat. Ces journalistes sont, en effet, enrôlés par un agent des services secrets marocains, Ahmed Charai, pour orner le visage répugnant d’un royaume qui commet quotidiennement des atrocités contre non seulement le peuple sahraoui mais aussi contre le peuple marocain. Parmi les consignes qu’ils ont reçu du Makhzen marocain, mener des campagnes de dénigrements contre le Polisario et l’Algérie à travers des publications virulentes et des âneries protéiformes pleines de désinformation et de haine. 

De ce fait, l’opinion publique française doit être brouillée, manipulée pour que les politiques du royaume marocain restent dans les bonnes grâces du gouvernement français en vue de garantir son appui à l’échelon onusien et maintenir le contrôle du Sahara Occidental dont la France joue un rôle primordial dans son occupation encore persistante au mépris de la loi et la légalité internationales. 

Si Vincent Hervouët parle de ‘la puissance pauvre’ il existe aussi ‘le journalisme pauvre’ dont il est avec d’autres des chevaliers d’industrie.

Khalil Asmar*

*Blogueur  sahraoui 

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Les sahraouis et les songes de la propagande tous azimuts du Maroc

Hmatou refuse d’envoyer son petit fils à l’école qui organise les festivités de la 42ème anniversaire de la “Marche Verte”; l’événement que le Maroc depuis 1975 organise le 6 Novembre de chaque année pour commémorer son occupation du Sahara Occidental. Ce sahraoui qui vit aux territoires occupés du Sahara Occidental s’indigne sur les pratiques du lavage de cerveau que son fils subi à l’école dont les manuels scolaires sont imprégnés de la propagande insidieuse du régime colonialiste marocain. Il décide alors d’emmener son fils avec lui à la campagne plutôt que l’envoyer à l’école marocaine.

Pourtant, l’école n’est qu’une partie d’une propagande colonialiste multi-facettes, parfois grossière frisant le ridicule et tantôt se dissimule dans plusieurs formes.


L’omniprésence

En fait, la propagande marocaine est partout. Elle est le pain quotidien des sahraouis; là où en est, la photo du roi marocain et la carte du Maroc, qui inclut dans ses frontières le territoire du Sahara Occidental, sont accrochés sur tous les murs, du simple boutique dans le coin de la rue aux grandes administrations.
Les médias marocains sans exception roulent aussi en faveur de la propagande marocaine au Sahara Occidental. Ils sont à la fois un outil de propagande et une arme dans la main des services secrets marocains pour justifier les forfaitures d’une pouvoir colonialiste et les graves violations des droits humains contre les sahraouis. La presse, la radio et la télévision sont des plateformes ordurières de fausse information et récits fallacieux dans un objectif politique de travestissement de la vérité et la défense de l’occupation.

Au niveau de l’internet, le journal marocain “lakom2” révèle q’une armée de jeunes internautes pratiquant parfaitement une ou plusieurs langues étrangères sont recrutés sur la solde du gouvernement marocain. Leur mission est de s’agiter sur les réseaux sociaux pour tresser des louanges sur le régime monarchique de Rabat, défendre son occupation du Sahara Occidental et nier sa nature cruelle et les atteintes hideuses des droits de l’homme commis aux territoires occupés.


Le lobbying

Sur le plan international, le Maroc consacre un vaste budget pour maintenir une propagande à la fois constante et influente sur sa présence au Sahara Occidental, la cheville ouvrière de sa politique étrangère. Aux Etats-Unis, la revue leader du journalisme d’investigation “Foreign Policy” dévoile des sommes faramineux que le Maroc gaspille pour disséminer sa propagande. Des millions de dollars sont chaque année versés dans les comptes de plusieurs boîtes de lobbying à Washington DC. À cela s’ajoute les documents du hacker Chris Coleman qui révèlent les pots de vin pour des journalistes, diplomates et des personnalités du monde des affaires pour répandre la “bonne parole” makhzanienne. Ces pratiques redoutables d’achat de plume et de conscience n’ont épargné aucun continent.
 
Cependant, pour Hmatou et ses compatriotes sahraouis aux territoires occupés du Sahara Occidental et ailleurs, combattre la propagande marocaine reste une obligation nationale pour sauver la mémoire sahraouie de leurs enfants. Une propagande tous azimuts qui n’a pourtant  changé rien dans la volonté et la détermination des sahraouis pour libérer leur terre de l’occupation marocaine.


Khalil Asmar*

*blogueur sahraoui

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#Morocco’s “Green March” and #WesternSahara people’s catastrophe

Photo: Moroccan people in their show of the “peaceful” Green March while tanks brutally clearing the way to Western Sahara 

On november 6th of every year, Morocco celebrates what once Hassan 2nd, the father of the current king, named the “Green March”; the smokescreen of a military invasion with disproportionate brutality where the Saharawis were uprooted from their ancestral homeland. Left to their tragic fate, the Saharawis were forcibly scattered between a hideous occupation, inhospitable land of refuge or alienated in the diaspora. 

All the saharawis with no exception have suffered in a way or another from the cruelty of the Moroccan occupation whose scar is still engraved through many generations.


The gruesome invasion

Sid Ould Ahmed Baba, an old man in his seventees, is one of hundreds of thousands of Saharawis whose lives have been scarred for ever since the occupation of their land. He fled his hometown El Aaiun in occupied Western Sahara to end up living in the refugee camps south west of Algeria; the neighbouring country that hosted the Saharawi refugees fleeing an indiscriminate genocide perpetrated by the Moroccan military forces against the Saharawi civilians. Deprived of his country and its resources, Sidi, since then, joined the Saharawi armed resistance under the Polisario Front leadership to fight the invaders, but the war that he had thought to be temporary extended years on end as well as the subsequent fruitless UN peace process. Forty two years between war and peace, Sidi still languishes in the refugee camps depending on his crutch to move from his mud house to the nearby erected tent. Yet, he has been left with hazy memories that he often times yearns to remember during the long tea times gatherings.

Akhdajja, who was twenty two years in 1975, was also among the Saharawis in their great exodus fleeing Morocco tanks and war planes’ bombs. In a testimony to “Saharawi Voice” blog, Akhdajja talked about her journey through the desert and how she gave birth to a baby son who did not survive because of the scarcity of food.

The same tragic fate happened to Soukaina’s baby girl in the occupied territories of Western Sahara. This woman, who remained in the occupied zone, disappeared after she had been abducted by the Moroccan police. The baby girl she had left died shortly after. Soukaina spent several years in secret Moroccan prisons and underwent outrageous torture and human degrading treatement. Now, she lives in occupied Smara and still campaigns to free her land from the Moroccan ongoing cruel occupation. Her grown up kids carry the scar of the tragedy of their mother and homeland.


Saving the crown

But these three Saharawis in illustration knew little about why their life and that of their siblings suddenly turned into an eternal tragedy. In a classified document of the US State Department that has just been released to the public, the king Hassan II is said to have invaded Western Sahara because of the threat that had been imposed by his military after two failed coups d’etat. With a UN resolution to decolonize this non-autonomous territory that had long been colonized by Spain, and a Spanish transitional vulnerable rule, Morocco seized the opportunity to strike the steel while it was hot. The newly born republic in Western Sahara wouldn’t resist a well equipped and strong army after the anarchic departure of the Spanish administration. The Moroccan king built a false national cause for his people and drove his army south to occupy the Saharawi lands under the pretext of taking back what he named the Moroccan Sahara. Addressing his army, the king recommended his high military officials to go down to invade Western Sahara and make business instead of politics; a reference to the abundant natural resources in Western Sahara with which they were gifted to enrich themselves.
In addition, taking hold of Western Sahara resources made Morocco a regional power to counter the mounting leading role of Algeria which is the main back up of the forcibly distituted and occupied Saharawi republic; a fact among others that explains France’s unwavering support to Morocco.

But meanwhile, these old Saharawis knew nothing about the big game of which they have been a victim; Morocco’s monopoly of the Saharawi lucrative natural resources for a leading regional role and France’s ongoing imperialist ambitions to weaken the newly independent countries, Algeria and Western Sahara and thus prevail and keep its hegemony in a supposed french cultural zone of Africa.

Yet, the Saharawi catastrophe still goes on with no apparent solution on the horizon, and its memory haunts the Saharawis every time the Moroccan celebrate their “Green March” anniversary.


Khalil Asmar

Khalil Asmar is a writer and blogger from Western Sahara 

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La chanteuse, actrice et humanitaire Cynthia Bassinet et de retours aux Nations Unis pour plaider la cause sahraouie 

Cynthia Basinet lors de sa dernière intervention devant le comité onusien de décolonisation 

Pour la 11ème fois, la chanteuse emblématique américaine Cynthia Basinet mieux connue pour la version la plus populaire de “Santa Baby” est de retour aux Nations Unis pour parler et défendre les droits bafoués du peuple de la dernière colonie d’Afrique, le Sahara Occidental occupé.

Dans un discours passionné et percutant devant la quatrième commission onusienne de décolonisation, l’activiste humanitaire et lauréate du prix Nobel de la paix a déclaré qu’elle plaidait cette fois-ci pour la préservation de la propriété intellectuelle des sahraouis et les fausses informations “fake news” qui suscitent la diversion et mènent au travestissement de la vérité et par conséquence rendent les solutions encore difficiles.

“Maintenant, je prône la propriété intellectuelle des Sahraouis et les préjugés des médias ou “fake news”, car cela détourne l’attention qui fait taire les solutions” disait-elle.
Les sahraouis malgré leur combat héroïque depuis plus de 40 ans, ils n’ont pas encore la place qu’ils méritent au niveau médiatique et dans les programmes de soutien dans les annales des grandes institutions américaines de l’aide et de secours. Pis encore, ils sont sujet de diffamation et de dénigrement de la part de certains médias et institutions à la solde de l’occupant marocain.

Les sahraouis sont un exemple iconique de la résistance pacifique non seulement pour les peuples encore colonisés mais l’humanité toute entière. Ils sont le symbole de l’espoir pour une meilleure vie en dépit de la répression hideuse qu’ils subissent quotidiennement.

Ils ont choisi de vivre dans le refuge dans les conditions les plus atroces, en plein désert aride pour préserver leur dignité et leur résistance pacifique aux territoires occupés du Sahara Occidental était le déclencheur du printemps arabe et les mouvements de résistance modernes qui encore envahissent le monde. Pourtant, les médias avec leur stratégie de “fake news” ignorent cette réalité et contribuent dans le vole de leur propriété intellectuelle; une propriété de militantisme civilisé. 

Pour rappel, Cynthia Basinet a visité le Sahara occidental en 2001 dans le but de sensibiliser le monde sur la situation les réfugiés sahraouis vivant dans les camps des réfugiés au sud ouest de l’Algerie.

Elle a ensuite été nominée pour un prix Nobel de la paix partagé dans le cadre de la campagne “1000 femmes de paix à travers le monde”.

Toujours à l’avant-garde des tendances éco-sociales, l’influence stylistique de Cynthia peut être observée dans la mode à la musique et les médias sociaux.


Khalil
Asmar

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At UN Geneva, the international activist Catherine Constantinides makes a powerful speech on occupied Western Sahara 

Catherine Constantinides in UN Geneva conference room  

At the Human Rights Council in Geneva and at a panel on “The Refugees in the World”, the international activist Catherine Constantinides delivered a powerful speech on the plight of the Saharawi refugees and their just fight for self-determination calling the international community to step up its efforts to free, Western Sahara, Africa’s last colony.
Catherine initiated her talk on the inhumane living conditions of the 41 years long Saharawi refugees who had been driven out of their land because of the illegal occupation of Morocco and are still deprived of the justice they deserve; a fact she described as”truly a shame on humanity”.

The South African activist called on the urgent need to set the UN stalled referundum within an “immediate time frame” and stressed on the need to highlight the issue of the ongoing Saharawi tragic situation in all international platforms. “We need to make sure that the issue of Western Sahara becomes something  highlighted on our diplomatic agenda the world over and we need to push that a solution comes to form” she said.

Mme. Constantinides reminded the attendees of the brave fight of her fellow country men and women for a free South Africa; the great legacy of the South African freedom fighters that has made her committed to fight for the rights of others and thus lead the just cause of Western Sahara to be close to her heart and existence. She outlined the importance of the civil society in raising more awareness of the Moroccan illegal occupation and its human atrocities against the Saharawi people in both the refugee camps and in the occupied territories.

At the end of her moving speech, she spoke on the need to add to Minurso, the UN peace mission to Western Sahara, the human rights component so as to ensure a full protection of the Saharawi people against Morocco’s gross human rights violations and stressed on the urgent necessity to changing the status quo not only in favor of the occupied people in Western Sahara but also in favor of all peoples who are still under colonisation.
Khalil Asmar
  

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Growing international recognition of Western Sahara offers new hope for Africa’s Last Colony


Recognising the rights of occupied peoples to exist as sovereign nations, in line with the requirements of international law, has always helped rebalance unjust political odds in their favour, as well as bolster international legality. As such, the growing official recognition of the Saharawi state by the international community represents a major essential step towards securing the Saharawi people’s right of self-determination, as underscored by the UN for the past 4 decades, particularly through resolution 1514 which first included Western Sahara in its list of non-self-governing territories; a resolution that subsequently was ratified by the International Court of Justice in its advisory opinion issued in 1975.

In 1976, and after three years of fierce armed resistance against the Spanish colonial presence, the Saharawis announced the proclamation of the Saharawi Arab Democratic Republic. This was primarily to fill-up the void caused by the sudden and anarchic withdrawal of the Spanish administration, which had been the colonial power in Western Sahara for more than 90 years. While the departure resulted in the territory being divided-up between Morocco and Mauritania following the “Madrid Treaty”, this was later rejected by international institutions, describing it as illegitimate.

The Polisario Front, the core body of the Saharawi republic and the political representative of the Saharawi people, launched an all pervasive war of liberation to push back the invaders whose actions had created an outpouring of tens of thousands of Saharawi refugees into neighboring Algeria. Although Mauritania subsequently pulled out of the territory, the Moroccan kingdom expanded its occupation by invading the parts that had been under de-facto Mauritanian control.

An Avalanche of Recognitions

Consistent with international law and in solidarity with the rights of the Saharawi people, African and South American nations were the strongest supporters of the Saharawi struggle for independence, unleashing a domino-like effect of recognitions of the Western Sahara Republic across the two continents. Likewise, other Asian countries have recognised the Saharawi republic, reaching a total of 84 countries worldwide. In contrast, no country has to date recognised Morocco’s sovereignty claims over the territory.

Thus, the colonial issue opposing Morocco to the Polisario Front, which had been politically mediated as a regional conflict, became an international one. In 1984, the Western Sahara Republic became a full state member of the Organisation of the African Union, and subsequently a founding member of its successor, the African Union (AU). Yet, these recognitions have only exacerbated the expansion of Moroccan occupation, aimed at wiping-out all forms of Saharawi existence in the areas under Moroccan control and creating, in the process, new facts on the ground with major coastal cities ending-up under Moroccan control while the remaining 25% of Western Sahara, a desert strip of more than 1000 km long, destined to be under the sovereignty of the Saharawi republic. Between the two portions stands a scar in the desert: the berm, a 2700 sand wall built by Morocco, fortified with barbed-wire fencing, artillery posts and crammed with millions of anti-tank and anti-personal land mines that are still claiming the lives of many Saharawis and their livestock.

In 1991, after sixteen years of armed struggle, the UN brokered a peace plan and the “MINURSO’'(the French acronym of the UN Mission for a Referendum in Western Sahara) was established. However, after 25 years of attempts to bring about this promised referendum, the UN peace settlement plan has failed to achieve its main objective: a plebiscite of self-determination.

Morocco’s control of the main “useful” part of Western Sahara, a 1000 km coastline that harbors one of the world’s richest fisheries stock, abundant phosphate rock mines and promising offshore oil reserves, has further driven it to impose a policy of ‘fait accompli’; a stance defended by France at the Security Council and which has been the main stumbling block preventing the implementation of international law in Western Sahara.

The two decades’ investment of the Polisario Front in the UN peace process scheme has, unequivocally, proven to be fruitless. As such, the internationalisation of the Saharawi struggle has become one of the avenues out of this protracted status-quo, and for seeking a way to rebalance the balance of power in favor of the occupied.

Europe’s Landmark Decisions

The direction of the Polisario Front’s political efforts has swerved in recent years towards Europe. As a capstone to decades of diplomatic work, the Saharawis achieved a considerable breakthrough in the European continent in recent years. The first positive response came from the Scandinavian block, subsequently unleashing an avalanche of similar recognitions and other types of actions against the ongoing Moroccan occupation.

Indeed, the recognition of the Western Sahara republic has gained considerable momentum in a number of European Parliaments. In the UK, Italy and Slovenia, for instance, political groups and collectives have demanded recognition of the Saharawi republic, while motions for official recognition were passed by parliaments in Finland, Denmark and Norway.

In Sweden, after a parliamentary motion was passed in 2012 to recognize the Western Sahara republic, the government announced a U-Turn this year, thus contradicting tenants of its own foreign policy, as well as imperiled its cherished stance as a neutral promoter of human rights.

In Spain, the former colonial power, an overwhelming majority of the Spanish parliament deputies recently voted for the inalienable right of the Saharawi people to self-determination. Yet, despite an enormous support within Spanish civil and political circles, the position of the Spanish parliament and state is still viewed as shamefully lagging behind the advanced stances of the Spanish regional governments, which have demanded the recognition of the Saharawi republic and called for an end to Moroccan occupation – especially as the latter is largely a consequence of unethical historical failures by the Spanish monarchy that need to be addressed.

On the other hand, the EU court, after a lawsuit lodged by the Polisario Front, annulled in 2015 the EU-Morocco agricultural agreement due to its inclusion of products exported from the Saharawi occupied territories; a move viewed by some analysts as a landmark decision in the history of the occupation.

In a similar vein, the Polisario Front, through an approach with the Swiss Federal Council, has become party to the Geneva Convention, reinforcing its status as the sole representative of the Saharawi people and, inter alia, obliging firms involved in exploiting and plundering Western Saharan resources to abide by its legal authority in this non-self-governing territory.

In the context of the internationalisation of the Saharawi struggle, this important step will definitely be followed by others, offering an alternative path to the futile peace process currently staling under UN auspices. The statement made by Khatri Addouh, who heads the Polisario negotiating team, and served as interim president of the republic after the passing away of the late Mohamed Abdel Aziz, did not rule out the Saharawi Arab Democratic Republic seeking UN recognition as an observer state; a linchpin move that – once achieved – will enable the Saharawis to regain the initiative, enhance their presence at the international level and overcome the status-quo by creating its own new facts on the ground.

Such a move will strengthen the position of the Polisario Front at the negotiating table and reduce France’s influence at the Security Council, sidestepping its unjust and disproportionate support for Morocco in favor of support for a more pluralistic and democratic world.

Undoubtedly, the UN-sponsored peace plan in Western Sahara has tangibly collapsed; with the recent expulsion by Morocco of Minurso staffers a last nail in its coffin. However, the recognition by international institutions, individual governments, countries and states of the Saharawi Republic can still restore hope to the Saharawi people, drive away the looming resumption of armed hostilities, salvage the sanctity of international law and legality, and put an end to colonialism in Africa’s last colony

Khalil Asmar*

Khalil Asmar is a Saharawi blogger 

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Morocco’s thug diplomacy strikes back at an AU meeting

Mohamed Salem Ould Salek representing the Saharawi delegation at the African Union (photo archive) 

​Just before the kicking off of Tokyo International Conference on African Development (TICAD) that is taking place at the Joaquim Chissano International Conference Centre in Maputo in Mozambique, a nearly toe-to-toe backstage altercation erupted between the Moroccan and Saharawi delegations.  
The incident occurred when the Moroccan delegation headed by Morocco FM Naser Bourita attempted to forcefully block the Saharawi delegation from having access to the conference room.

As seen in joint footage, Security intervened and kept the two delegations apart before it could boil over into an even more volatile situation.

In a previous article in FreedomSupport site, we have demonstrated with leaked documents   how Morocco bribed some africans diplomats and delegations prior to its joining the African Union.

Morocco’s collosal campaign of buying off the africans seems not to have worked opening the gate wide to this recursive thugs behaviour.

After this incident, many african diplomatic delegations expressed their firm support to the Saharawis, denouncing the Moroccan behaviour which they described as unacceptable.

 Nevertheless, calm was restored and the Saharawi delegation got its seat with the rest of the african countries members of the african Union.

In a comment on this Japenese African Summit, South Africa minister of trade and industry Rob Davis said that “The objective of the meeting is to review progress following the adoption of the Nairobi Declaration together with its Implementation Plan during the TICAD VI Summit, held Kenya last year. The meeting will also review the status of implementation of the Yokohama Action Plan (2013-2017), adopted at the TICAD V Summit held in Japan in 2013,”.

The Nairobi Declaration aims to strengthen the African’s continent growth through partnerships with Japan while the Yokohama Action Plan spells out goals to be achieved and specific measures to be implemented through the TICAD process during the 2013-2017 period


K.A

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